lundi 16 novembre 2015

"c'est une horreur"

C'est très difficile d'exprimer ce que je ressens. Je ne vis pas à Paris, aucun de mes proches n'a été touché par ce terrible évènement... Ces terribles évènements... Mais je me sens triste. En Janvier dernier aussi, j'étais triste. Mais là, c'est différent parce que c'est la deuxième fois. Et les victimes me ressemblent. Nous ressemblent. Quand j'ai vu les différents portraits des victimes, j'ai dit à mon homme : "Non mais en fait, c'est nous, ces gens". C'est terrible de rapporter ça à soi mais c'est comme ça.

Quand j'ai entendu les infos vendredi soir, j'étais en famille et je n'ai pas franchement réalisé. Genre quoi ? Un attentat ? Un vendredi soir ? En plus, j'avais une bonne grosse crève. Le samedi matin, au réveil, j'ai mis quelques secondes à y repenser et j'ai pensé au Bataclan. Genre, ça a donné quoi le Bataclan ? Et l'horreur a commencé avec ce décompte de victimes... 20 puis 80 puis 120 puis... J'ai regardé beaucoup Twitter et Instagram alors j'ai pensé à mon job. J'ai été déprogrammer tous les petits tweets prévus pour le week-end. J'ai aussi pensé à mes comptes perso, à mon blog, je voyais tout le monde passer sa photo de profil en bleu, blanc, rouge, je voyais cette Tour Eiffel devenir le nouveau "Je Suis Charlie". J'ai été un peu dégoûtée de tous ces trucs genre "Ouais, je me sens fort et impliqué, même pas peur nanana" mais flûte, des gens sont morts et des fous ont ENCORE frappé. 

Et puis après, je me suis dit que chacun gérait ça comme il le souhaitait. Dans l'image, dans le silence, dans l'absence... 

C'est la guerre, qu'ils disent. Il en faut combien des attaques pour dire que c'est une guerre ? Et le Liban juste avant ? Et le Thalys juste avant ? Et le vol russe juste avant ? 

Que devons-nous faire, nous ? S'aimer les uns les autres ? Comme on arrête pas de le dire avec nos photos de bougies sur Instagram. 

S'aimer, c'est beaucoup, et impossible. 
Mais se respecter et mettre la tolérance au coeur de notre quotidien, ça c'est jouable. Le racisme, c'est pas bien. Les préjugés, non plus. Les raccourcis, c'est vraiment de la merde. Chacun a sa religion, sa couleur, ses origines, ses cheveux, ses tocs, ses tics, ses préférences alimentaires, certains sont Nike, d'autres Adidas, musulmans ou chrétiens ou rien du tout, français ou libanais ou américain ou suisse. Tout ça, faut s'en foutre bien comme il faut. La guerre, aujourd'hui, c'est le monde contre ces fous. 

Je déteste parler de ce genre de choses. Et je trouve que ces fous sont comme les petits merdeux qui faisaient chier dans la cours de récré. On les oubliera très vite si les grands interviennent. Comme ça, on pourra vraiment se préoccuper de notre avenir à tous qui se joue bien au-delà du fanatisme religieux. 

xx

1 commentaire:

  1. Une grosse pensée pour les familles des victimes.
    Bonne journée!

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