mercredi 26 octobre 2016

Lecture #54

Me voilà arrivée au quatrième tome de l'autobiographie de Simone de Beauvoir. Vous pouvez en avoir marre de voir passer ces articles mais bon... C'est si bien ! Pour ce quatrième tome, j'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dedans, les premières pages n'ont pas été si simples. Il faut dire que le contexte géopolitique, si on peut le dire ainsi, se complexifie et ce n'est pas une période que je connais bien : la période de la guerre d'Algérie, De Gaulle, tout ça... J'ai donc découvert (sans aucune honte de le dire) que la France n'était pas très glorieuse à cette époque. Le racisme, la torture... Bref, on était bien bien. On y découvre une Simone de Beauvoir qui vieillit mais ce n'est pas pour autant qu'elle se laisse mourir, loin de là. On passe pas mal de temps avec Lanzmann, son amoureux de l'époque (Sartre toujours premier). Elle raconte aussi son grand voyage au Brésil et à Cuba avec Sartre. C'est presque 100 pages du livre. C'est super intéressant, dépaysant... 
Dans ce tome, elle parle aussi de Françoise Sagan à deux ou trois reprises. C'est drôle (enfin, moi je trouve ça génial). Elle dit qu'elle n'a pas aimé Bonjour Tristesse ! Et que Sagan l'intimide. 
J'aime toujours autant sa plume, sa façon de raconter. Pour celles et ceux qui débarquent, c'est donc le quatrième tome, avant il y a : Mémoires d'une jeune fille rangée, La Force de l'Âge, La Force des Choses I, La Force des Choses II et enfin, je viens de me l'acheter (en première édition chez un bouquiniste), Tout Compte Fait. 

Voici quelques petits extraits pour vous donner envie : 

"Le conseil de Camus — défendre malgré tout, son propre bonheur — personne n'était plus enclin que moi à le suivre."

"Ce pays, naguère épris d'individualisme et qui encore aujourd'hui traitait avec mépris les chinois de "peuple de fourmis", était devenu un peuple de moutons, brimant, en soi et chez autrui, toute originalité, refusant la critique, mesurant la valeur au succès, il n'ouvrait d'autre chemin à la liberté que la révolte anarchique."
(à votre avis, elle parle de quel pays ?)

"Ne peut-on pas rester présent au monde sans s'épuiser en émotions qui ne servent à personne ?"

"C'est affreux de ne pas être là pour consoler quelqu'un de la peine qu'on lui fait en le quittant ; c'est affreux qu'il vous abandonne et se taise."

Ce n'est pas très gai tout ça, mais le contexte politique fait que ce livre n'est pas gai. En attendant, je trouve que ces citations sont modernes et certains passages dans son livre font échos avec certaines sensations qu'on peut ressentir aujourd'hui. 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ? 

xx

1 commentaire:

  1. J'aime beaucoup Simone de Beauvoir aussi, mais je ne crois pas que j'ai lu celui-ci :)

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